Quel avenir pour l’écologie politique ?

“Nous vivons l’époque où la croissance rencontre les limites de la planète, déclare Yves Cochet, député (Verts) de Paris, à quelques jours des universités d’été du rassemblement des Ecologistes. C’est dans ce paysage de décroissance que doit s’élaborer le projet d’Europe Ecologie pour la décennie 2010-2020″. La ligne qu’il défend pour éviter le “chaos social” consiste à “disqualifier (…) la puissance, l’utilitarisme et la surconsommation pour faire de l’écologie, de la sobriété et de la décroissance, une mode, un esprit du temps, un nouvel imaginaire collectif”.

“La décroissance est un idéal de riches, rétorque le géographe Jean Chaussade. (…) Avant de parler d’une décroissance globale qui frapperait l’ensemble de la communauté humaine, il serait plus judicieux et surtout plus urgent de parler d’une meilleure répartition des richesses. (…) Le monde a besoin d’une croissance durable, qualitative, d’une croissance contrôlée, apprivoisée, qui rétablisse un certain équilibre entre ceux qui ont trop et ceux qui n’ont pas suffisamment.”

En effet, “la décroissance n’est pas porteuse d’espoir, estime Corinne Lepage, députée européenne et présidente de CAP 21. L’écologie est une solution, pas une punition”.

Mais avant de s’atteler au projet et à la stratégie, il faut, selon Pascal Durand et Patrick Farbiaz, membres d’Europe Ecologie, orienter le “débat sur le type de mouvement adapté au XXIe siècle. (…) Europe Ecologie à su s’ouvrir à de nouveaux acteurs, dont certains issus de mouvements partidaires (PS, Modem, PC, Cap 21 et MEI). (…) Ce qu’il y a lieu de réussir, c’est le dépassement du vieux clivage issu de la Charte d’Amiens entre les pratiques politiques des partis et celles des associations, des syndicats ou des ONG. Ce qu’il nous faut inventer, c’est un mouvement mutualisant et fédérant ces différents niveaux d’engagements pour leur donner une issue politique”.

Pour Patrice Miran, porte-parole de l’Alliance écologiste indépendante, l'”une des conditions essentielles de la réussite de ce projet écologiste réside dans la capacité du mouvement qui les représente à rester équidistant de la gauche et de la droite pour rassembler une majorité nette sur ces pistes d’actions”.

De son côté, Bastien François, conseiller régional (Europe Ecologie – Les Verts) prône un “ticket vert à l’élection présidentielle” sur lequel figureraient deux noms : celui d’un candidat à la présidence de la République et celui d’un candidat à la direction du gouvernement, et évoque les noms d’Eva Joly et de Cécile Duflot.

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