TIMATI AVEC MOI

On négociait avec timati pour une nouvelle représentation en Chine .Il vient de passer les vacances qui a duré 2 mois à Los Angeles.

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Roger Waters & David Gilmour

Friendship > Discord

“Hello…you wanna cup of coffee?”
“I’m sorry, would you like a cup of coffee?
Ok you take cream and sugar?”,”Sure.”
In truck stops and hamburger joints
In Cadillac limousines
In the company of has-beens
And bent-backs and sleeping forms
On pavement steps
In libraries and railway stations
In books and banks
In the pages of history
In suicidal cavalry attacks
I recognize
Myself in every stranger’s eyes

Défilé Jack & Jones

Je viens de rentré chez moi par VICS, parlé avec Matt,pour le défilé Jack & Jones demain au Oriental Bay International Hotel. On va inviter 500 VIP donc cela sera un grand événement peut-être,ce qui est le plus fort,il y a seulement deux s’occupent ça,Matt et moi.Nique sa sa mère.

Bonne nuit,Pékin.

农历七月廿一

一个声音说:

黑夜给了我黑色的眼睛,我却用它寻找光明……

我说:

光明给了我双眸的闪亮,我却用它寻找黑夜……

Jim Baker

Je viens de retourner chez moi par sanlitun white rabbit, pour dire adieu à Jim Baker.

DJ cappuccino, Jim Baker, oh là là , il est l’un des meilleurs amies, actuellement,il va quitter la Chine longtemps pour vivre à New York avec sa petite amie Elisa…On s’est connu à UCCA en Novembre 2007, ça fait longtemps jusqu’à aujourd’hui.

“On se rejoindra à 5ème Avenue avec ta nana!”

“Entrendu,mon coucou!”

Quel projet pour Europe Ecologie ?

16.08.10 | 14h04  •  Mis à jour le 20.08.10 | 15h19

Cochet, député de Paris (Verts), ancien ministre

La situation se résume en une phrase : l’économie mondiale se contracte tendanciellement, mais personne ne pense ou ne gère cette décroissance-là. Ou en une autre phrase : aucun gouvernement, aucune organisation internationale (FMI, OCDE…), aucun institut universitaire établi ne publie d’étude qui ne prévoit pas un retour à une croissance économique continue.

Comment expliquer cet aveuglement général autrement que par l’attachement irrationnel des dirigeants économiques et politiques à la croissance comme panacée universelle ? Bien que l’hypothèse de la décroissance objective – correspondant fidèlement aux faits matériels (déplétion des ressources, catastrophes écologiques) – soit plus explicative du mouvement réel du monde que toute théorie de la reprise possible, les responsables de droite comme de gauche continuent d’imaginer des plans à l’ancienne pour retrouver la croissance perdue.

L’unique politique publique mise en œuvre partout, de type keynésien, est de gagner du temps en imprimant plus de monnaie ou en empruntant plus pour quelque relance, en espérant qu’une nouvelle croissance future permettra de rembourser les dettes présentes. Cela marchait jadis, ça ne marche plus aujourd’hui : nous vivons l’époque où la croissance rencontre les limites de la planète.

Les évolutions aux Etats-Unis illustrent notre propos. La récession promet une fin d’année difficile pour le peuple américain, alors même que la “relance” du président Obama est censée être à son apogée. Malgré le maquillage des statistiques par Washington, la dégradation de la situation des ménages se poursuit : le chômage réel est de l’ordre de 20 %, les saisies immobilières continuent, le surendettement s’accroît, le déficit fédéral et celui des Etats se creusent. Comme en Grèce, mais avec un tout autre retentissement international, le gouvernement Obama sera bientôt contraint à un plan d’austérité budgétaire et à une hausse de la pression fiscale. Le mythe de l’indestructible croissance américaine s’effondrera et, avec lui, la majeure partie du système financier international.

C’est dans ce paysage de décroissance que doit s’élaborer le projet d’Europe Ecologie pour la décennie 2010-2020, autour de trois exigences : dire la vérité, garantir la justice, proposer une vision.

Nous n’aimons pas la vérité. Mais les faits n’ont que faire de notre déni. Les sombres perspectives économiques et, surtout, l’immensité du désastre écologique et géologique qui s’avance doivent être reconnues, partagées et diffusées par toute formation politique sérieuse, c’est-à-dire débarrassée de l’hypocrisie de programmes qui se résument tous à : “Votez pour nous, ça ira mieux demain.” S’il est une “politique autrement”, sa première qualité est d’annoncer le plus probable – une longue récession -, non de vendre une illusion – la croissance retrouvée.

Dans cette optique, on ne pourra éviter le chaos social que par un effort inédit de justice basé sur deux objectifs : un travail pour tous, un revenu pour tous. Pour atteindre le premier, il nous faut reprendre les attributs qui ont permis le succès de la réduction du temps de travail en 1998 : qu’elle soit massive, rapide et générale. La proposition d’une semaine de 28 heures en quatre jours est la plus adaptée à la situation actuelle. Pour s’avancer vers le second objectif, la proposition d’un revenu d’existence élevé, universel, inconditionnel et individuel répond à la question des discontinuités dans les carrières professionnelles et organise la sécurité économique à partir de la personne et non du statut social. Une société écologiquement sobre est aussi une société plus solidaire, dans laquelle chacun est libéré de la crainte d’être exclu.

C’est dans la critique de la centralité du travail rémunéré que nous trouverons les bases d’une nouvelle vision du devenir humain. La propagande contemporaine ne cesse de rabâcher que “travailler plus, pour gagner plus, pour consommer plus” est la voie vers le bonheur. Le productivisme travailliste et consumériste serait jouissif, tandis que l’écologie décroissantiste serait synonyme de frustration, de renoncement, de mortification.

Le contraire est vrai, assurément. Les activités qui ne relèvent pas du travail, du calcul en vue de l’accomplissement d’une tâche, de l’obtention d’un résultat, bref de l’esprit productiviste, ces activités sont les plus épanouissantes parce qu’elles sont effectuées pour elles-mêmes, non comme moyens en vue d’une fin. Ce sont des dépenses qui ne mènent nulle part, n’ont aucune utilité, ne sont pas conditionnées par une demande quelconque : ce sont des dépenses souveraines, improductives, insubordonnées. C’est par cette réorientation du désir que nous sortirons du travaillisme. On peut vivre mieux en travaillant et en consommant moins.

Quelle est l’amorce, la motivation, l’excitation qui détrônera les valeurs du productivisme au profit de celles de l’écologie ? Notre réponse, après George Bataille, est : la propension à la dépense libre. Disqualifier ainsi la puissance, l’utilitarisme et la surconsommation pour faire de l’écologie, de la sobriété et de la décroissance une mode, un esprit du temps, un nouvel imaginaire collectif, telle est notre vision.

La gravité et l’imminence des bouleversements incitent à penser que le temps d’une transition douce par des solutions graduelles est loin derrière nous, lorsque des scientifiques ont commencé à sonner l’alarme au sujet des folies financières, de la dérive de l’effet de serre et du pic pétrolier. Cependant, nous pouvons encore construire une décroissance prospère. Si vous pensez qu’une telle réorientation de civilisation est difficile en période de récession économique, imaginez à quel point ce le sera plus tard, après la dislocation du système financier, la raréfaction de l’énergie disponible et les perturbations liées au changement climatique.

La réflexion sur la décroissance, seul moyen de libérer l’avenir.

26.08.10 | 15h17  •  Mis à jour le 27.08.10 | 10h29

Alain Gras, professeur de socio-anthropologie des techniques à l’université Paris-I et Philippe Léna, directeur de recherche à l’IRD

Nous ne doutons pas un instant des convictions écologistes de Corinne Lepage, qu’elle a démontrées à maintes reprises, parfois avec courage, y compris contre son propre camp politique. Sa charge contre la décroissance est néanmoins révélatrice des contradictions incontournables dans lesquelles s’enferment ceux qui, même parfaitement conscients des limites de la planète et des dangers que fait courir à la biosphère ce qu’on appelle le “développement économique”, n’acceptent pas de remettre sérieusement en cause les mécanismes et l’idéologie qui sont à l’origine de la crise actuelle. Cela les amène à chercher désespérément un moyen de concilier le changement radical dont ils perçoivent l’urgence avec la perpétuation des valeurs structurantes de la société actuelle (compétitivité, “progrès”, rentabilité…). Nous connaissions déjà le “développement durable”, la “croissance verte” et maintenant nous avons la “macroéconomie soutenable” et la “société de transition”. Après avoir traité d’oxymore, c’est-à-dire de contradiction dans les termes, la notion de décroissance prospère et, fort justement, celle de croissance durable, Corinne Lepage vante les bienfaits de la macroéconomie soutenable “qui redonne au politique son rôle et ses droits”. Dans cette conception, ajoute-t-elle, “l’idée de croissance a disparu, laissant la place à l’innovation et au progrès”. Sustainable en anglais se traduit aussi bien par durable que par soutenable. Les deux termes étant donc équivalents, Madame Lepage  se trouve elle aussi prise au piège de l’oxymore : la notion de croissance durable serait absurde selon elle, mais cette macroéconomie qui pense le “capitalisme entrepreneurial” dans le cadre du marché libéral avec sa croissance aurait l’avantage d’être soutenable c’est-à-dire durable ! On a du mal à saisir la cohérence du propos.

On se demande comment le programme plein de bonnes intentions de Corinne Lepage parviendrait à marier le travail pour tous (“partagé”, selon ses termes), la prise en compte de la finitude et de la rareté, un revenu disponible final décent pour tous, la protection contre toutes les insécurités, le “mieux vivre”, sans débrancher la machine à créer de la valeur et des inégalités, machine qui nous a conduits là où nous sommes, et sans restreindre ce qu’H. Daly appelle le throughput (flux de matière et d’énergie venant de l’environnement et y retournant sous forme de déchets une fois passé par le processus de production-consommation). A quoi il faut ajouter l’impérieuse nécessité de diminuer l’empreinte écologique de l’humanité tout en accueillant 3 milliards de nouveaux terriens, et une consommation croissante pour environ 7 milliards d’entre eux. Comment cela sera-t-il possible ?

UNE AUTRE CONSOMMATION

Corinne Lepage soutient que “l’innovation et le progrès” nous sauveront dans ce cadre macroéconomique soutenable, or c’est précisément la succession ininterrompue des générations de tous nos appareils, que l’on jette après chaque nouveauté, qui constitue le fonds de commerce de la croissance. Quant au progrès, comment peut-on encore faire vivre, à l’intérieur de la pensée écologique, ce vieux mythe désuet et fourre-tout de l’optimisme béat ? Certes, un fort investissement technologique peut diminuer l’empreinte écologique par unité de produit, mais ce gain, en général tout à fait insuffisant, sera annulé par l’effet rebond d’une consommation croissante per capita (rappelons que même le simple statu quo actuel – ou état stationnaire – n’est pas soutenable). Du reste, l’ouvrage de Tim Jackson (par ailleurs excellent), cité par Corinne Lepage, nous rappelle opportunément que “la vision du progrès social qui nous meut – fondée sur l’expansion permanente de nos désirs matériels – est fondamentalement intenable”. La “transition”, dans cette version anglaise du mot d’origine française, chez Rob Hopkins notamment (fondateur du mouvement pour la transition), ne s’oppose pas à la décroissance, elle l’accompagne. Madame Lepage semble ignorer ce qu’écrivent les décroissants français depuis fort longtemps, ainsi que les nombreux ouvrages parus récemment sur la question, ou encore les revues qui théorisent la décroissance, comme Entropia, ou informent de manière plus polémique sur les mouvements en cours, tel le journal La Décroissance. A la lecture de ce texte nous sommes frappés par les réticences que montrent certains politiciens et intellectuels, pourtant engagés, à associer la menace bien réelle d’une fin possible à l’idéologie et aux pratiques du système économique mondial, et en particulier au modèle libéral.

Il est vrai qu’une autre consommation, fondée sur la sobriété et la délibération démocratique à propos des choix technologiques et des productions à éliminer ou à développer sonnerait le glas de la société néolibérale. Est-ce la nécessité d’exorciser cette perspective qui conduit les tenants d’une “autre croissance” à montrer une telle ardeur et une telle créativité dans les formules ? La capacité humaine à projeter un avenir meilleur, la conscience que tout se transforme, ne nous semble plus devoir passer par la notion éculée de progrès. Cette dernière a surtout servi à faire accepter comme inéluctables des changements qui profitaient à une minorité. Une tout autre vision du monde reste à construire, la contestation des objectifs actuels de l’économie par la réflexion sur la décroissance le permet.

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